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Qu’est ce que l’Aïkibudo ?

Voici certainement la première question que l’on doit se poser lorsque l’on vient pour la première fois sur ce site. Nous allons essayer d’y répondre simplement.

  • L’Aïkibudo est un Art Martial.
  • L’Aïkibudo est basé sur des techniques ancestrales d’autodéfense.
  • Les clés Articulaires de poignets, de bras, etc… sont les principales armes de l’Aïkibudoka,
  • Mais aussi, des techniques de projections. (très appréciées par les membres)
  • L’Aïkibudo a été créé par un Français : Maître Alain FLOQUET

 

A qui s’adresse l’Aïkibudo ?

Voila encore une autre question qui mérite une réponse.

L’Aïkibudo est certes un art martial, il n’en est pas moins un sport d’autodéfense qui s’adresse au plus grand nombre ( Hommes, Femmes, Enfants ).

 

Quelles différences entre l’Aïkibudo et l’Aïkido?

« À la fin du XIXème siècle, à l’issue de combats fratricides entre clans, le temps des samurais en armes prit fin. Le seigneur Saïgo Tanomo, décida alors d’autoriser l’enseignement de ses techniques, véritable trésor martial et culturel, à certaines personnes extérieures à son clan.
En 1898, Takeda Sokaku formalisa tout l’héritage martial qu’il avait reçu de Saïgo Tanomo, sous le nom de Daïto Ryu Jujutsu et en assura la renommée, par son immense compétence. Il installa son école en Hokkaïdo, île du nord du Japon.
De 1920 à 1931, le grand Maître Takeda Sokaku transmit à son disciple Ueshiba Moritaka, qui devait se faire connaître sous le nom aujourd’hui notoire de Maître Ueshiba Morihei, les connaissances de base et les techniques du Daïto Ryu Aïki Jujutsu.
Le Maître Ueshiba transmit à son tour après les avoir fait évoluer, ses connaissances à des élèves qui allaient devenir eux aussi des maîtres prodigieux, garants d’une longue tradition, parmi lesquels : Minoru Mochizuki.
Morihei Ueshiba, fondateur de l’Aïkidō, a fait évoluer sa vision de l’art martial tout au long de sa vie. L’aïkido moderne correspond à la forme la plus récente de son enseignement. Avant d’arriver à cette forme épurée, la forme de sa pratique et le nom de son école ont connu des changements. Ueshiba avait ainsi nommé son école Daitōryū aikijūjutsu, en référence au koryu (école traditionnelle ancienne) d’où il tirait ses techniques, puis aikibudō (1930), qui deviendra ultérieurement aikidō (1942).
Certains de ses élèves créeront à leur tour leur propre style; l’un d’eux, Minoru Mochizuki viendra en France promouvoir l’aïkido d’alors. Par la suite, il le modifiera en fonction de ses recherches et développera le style Aïkido-jujutsu du Yoseïkan. Il ralliera ainsi certains pratiquants français séduits par la pluralité des disciplines enseignées en son sein. L’un d’eux, Alain Floquet, initié à l’aiki jūjutsu, et pratiquant lui-même d’autres arts martiaux, décide de l’enseigner en France. À la recherche des origines des mouvements Aïki, il se verra présenté à divers professeurs célèbres dans divers arts martiaux (Daïto Ryu Aïkijujutsu, Katori shinto ryu…), en plus de l’Aïkido-jujutsu du Yoseïkan appelé aussi Yoseikan Aikido. Après bien des années, et avec l’autorisation de ses professeurs, il synthétise son propre art, qui ne prend définitivement le nom d’aïkibudo qu’en 1980. L’aïkibudo ne se présente pas comme un concurrent de l’aïkido, mais comme une perception alternative de l’enseignement de Morihei Ueshiba basé en grande partie sur l’enseignement de Minoru Mochizuki. »

« Le Daito Ryu Aikijujutsu et le Katori Shinto Ryu sont les deux berges d’un fleuve, le Yoseikan Shinto Ryu en est le lit dans lequel s’écoule l’aïkibudo. Les berges de ce fleuve sont les rails de la tradition, et l’aïkibudo le flux de la modernité. »
— Pensée en mouvement, Alain Floquet, édition Budo

Il n’est pas rare que certains aïkidokas aillent voir les pratiquants d’Aïkibudo, et leur demandent ce qui caractérise leur art. Rapidement, les explications portent sur l’existence de l’idéogramme « Bu » dans le nom Aïkibudo.

Opérons tout d’abord un petit cours de sémantique et énumérons rapidement les quatre composantes de notre art.

http://media.merchantcircle.com/37262535/kanji_full.jpegTout d’abord, le symbole signifie s’accorder, s’unir. Cette approche est assez intéressante pour un art martial qui donne une première conception du rapport à l’autre.
Vient ensuite le symbole KI. Ce dernier représente l’énergie mais aussi la force, l’âme, la vie. Ce concept donne tout autant du corps à l’art martial. En réunissant ces deux premiers points, on arrive à l’union des énergies.
Le dernier symbole de notre nom est le qui signifie la voie, la direction à suivre. Cette voie doit conduire, après de nombreuses années de pratique, sur le chemin de la Grande voie, celle de la grande harmonie.
Reste alors le symbole BU qui donne certainement toute la spécificité de l’Aikibudô. Ce symbole signifie le courage, la vaillance, tout ce qui est martial. C’est en quelque sorte la force au service de la paix, la force qui procure la paix.
Cette force est issue du courage qui lui même naît de la sublimation de l’idée de la mort.  En associant l’idéogramme BU à ceux d’Aiki, on montre que la recherche de cet état d’Aiki s’effectue à travers la pratique des arts guerriers. Le pratiquant doit pouvoir se libérer de l’agressivité que ces arts peuvent contenir afin que ces derniers soient disponibles pour servir le Bien et la Paix.

Ce que l’on peut dire :

·      L’Aïkibudo et l’Aïkido sont deux co-disciplines qui trouvent leurs origines avec le Daïto Ryu Aïkijujutsu. Bien que similaire, l’esprit guerrier, symbolisé par l’idéogramme BU, a une place prépondérante dans la pratique de l’Aïkibudo. Il est présent à tout moment. Par exemple, en Aïkibudo, le contrôle au sol doit s’effectuer en ayant les mains libres tout simplement pour pouvoir rester disponible face à d’autres attaques éventuelles. C’est une idée intéressante qui montre déjà comment l’art dhttp://www.chateaunantes.fr/sites/chateau-nantes.fr/files/12-samourai-animations.jpge la guerre est pris en compte dans la pratique. De plus, l’immobilisation du partenaire au sol se termine par un atémi « d’expression martiale ». Ceci symbolise une frappe au sabre supposée anéantir l’adversaire.
·      Le programme d’Aïkibudo a su renouer avec ses origines en reprenant dans sa pratique des techniques manuelles du Daïto Ryu Aïkijujutsu et des techniques d’armes de l’école Katori Shinto Ryu. C’est avec héritage guerrier que l’Aïkibudo a su se différencier de sa co-discipline.
·      Entre Aïkido et Aïkibudo, le choix de la pratique se fait également par affinité. Il faut tester l’une et l’autre pour pouvoir en apprécier les différentes et les subtilités. L’Aïkibudo est un Art Martial d’une remarquable efficacité. Il doit se pratiquer sans complaisance mais également sans brutalité. »

 

 

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